Pêche récréative sur la Côte d'Opale : quelles pratiques pour une meilleure gouvernance des littoraux ?

Lexique

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Accès aux plages
Le code de l’environnement à l’article L321-9 défini les conditions d’accès aux plages : « L'accès des piétons aux plages est libre sauf si des motifs justifiés par des raisons de sécurité, de défense nationale ou de protection de l'environnement nécessitent des dispositions particulières. L'usage libre et gratuit par le public constitue la destination fondamentale des plages au même titre que leur affectation aux activités de pêche et de cultures marines. Sauf autorisation donnée par le préfet, après avis du maire, la circulation et le stationnement des véhicules terrestres à moteur autres que les véhicules de secours, de police et d'exploitation sont interdits, en dehors des chemins aménagés, sur le rivage de la mer et sur les dunes et plages appartenant au domaine public ou privé des personnes publiques lorsque ces lieux sont ouverts au public. Les concessions de plage sont accordées dans les conditions fixées à l'article L. 2124-4 du code général de la propriété des personnes publiques. Elles préservent la libre circulation sur la plage et le libre usage par le public d'un espace d'une largeur significative tout le long de la mer ».

Campus de la Mer
Groupement d'Intérêt Scientifique sur l’environnement marin et littoral axe Manche - Mer du Nord. Un partenariat entre les universités,les organismes de recherche,les services de l’Etat,les collectivités,les acteurs socio-économiques. Une démarche pluridisciplinaire :de recherche, de formations (initiale et continue), de valorisation et d’expertise, de médiation scientifique et culturelle. Plus d'informations sur le site web: external link: http://www.campusdelamer.fr

Domaine public maritime (DPM)
L’ordonnance de Colbert de 1681 a formé ce que la Révolution définira ensuite comme le domaine public maritime. Ce texte réglementait le rivage et son libre accès. Le Conseil d’Etat dans l’arrêt « Kreitmann » du 12 octobre 1973 a précisé l’étendue du DPM et rappelé les limites du droit de propriété pour les propriétaires en bord de mer. Aujourd’hui le DPM est défini au code général de propriété des personnes publiques (CG3P). Il est divisé entre le DPM naturel et le DPM artificiel : - Article L2111-4 Le domaine public maritime naturel de L'Etat comprend : 1° Le sol et le sous-sol de la mer entre la limite extérieure de la mer territoriale et, côté terre, le rivage de la mer. Le rivage de la mer est constitué par tout ce qu'elle couvre et découvre jusqu'où les plus hautes mers peuvent s'étendre en l'absence de perturbations météorologiques exceptionnelles ; 2° Le sol et le sous-sol des étangs salés en communication directe, naturelle et permanente avec la mer ; 3° Les lais et relais de la mer : a) Qui faisaient partie du domaine privé de l'Etat à la date du 1er décembre 1963, sous réserve des droits des tiers ; b) Constitués à compter du 1er décembre 1963. Pour l'application des a et b ci-dessus dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de La Réunion, la date à retenir est celle du 3 janvier 1986 ; 4° La zone bordant le littoral définie à l'article L. 5111-1 dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de La Réunion ; 5° Les terrains réservés en vue de la satisfaction des besoins d'intérêt public d'ordre maritime, balnéaire ou touristique et qui ont été acquis par l'Etat. Les terrains soustraits artificiellement à l'action du flot demeurent compris dans le domaine public maritime naturel sous réserve des dispositions contraires d'actes de concession translatifs de propriété légalement pris et régulièrement exécutés. - Article L2111-6 Le domaine public maritime artificiel est constitué : 1° Des ouvrages ou installations appartenant à une personne publique mentionnée à l'article L. 1 [Etat, collectivités territoriales et leurs groupements, établissements publics], qui sont destinés à assurer la sécurité et la facilité de la navigation maritime ; 2° A l'intérieur des limites administratives des ports maritimes, des biens immobiliers, situés en aval de la limite transversale de la mer, appartenant à l'une des personnes publiques mentionnées à l'article L. 1 et concourant au fonctionnement d'ensemble des ports maritimes, y compris le sol et le sous-sol des plans d'eau lorsqu'ils sont individualisables.

Entretien semi-directif
Cette technique d'enquête qualitative permet à la fois d'orienter (aspect directif) le discours des personnes enquêtées et de leur laisser une certaine liberté de parole. L’enquêteur construit un guide d’entretien dans lequel sont listés les grands thèmes et sous-thèmes qui l’intéresse, mais de manière non totalement rédigés pour créer ses questions sur le moment et ne pas lire. L’objectif est de recueillir des réponses les sur tous les thèmes et sous-thèmes listés, de manière la plus spontanée possible. L’enquêteur, qui pointe au fur et à mesure les thèmes et sous-thèmes abordés spontanément par l’enquêté le relance sur ceux qui n’ont pas été abordés quand il s’arrête. A la fin de l’entretien tous doivent avoir été traités ; ils l’ont bien-sûr été dans un ordre différent de celui de la grille d’entretien, ce qui a permis de couper le moins possible la parole de l’enquêté.

Jachère de pêche à pied
C'est une période d'interdiction de pêche. Cet outil de gestion permet la reconstitution de la ressource avant une nouvelle saison d'exploitation.

Life Pêche à pied de loisir
Le projet européen Life Pêche à pied de loisir est coordonné par l’Agence des aires marines protégées.Initié en 2013, d’une durée de quatre ans, a pour objectif une gestion durable de la pêche à pied de loisir à l’échelle nationale. Pour cela, il s’appuie sur trois piliers : l’acquisition de connaissances, la gouvernance et la pédagogie. Plus d'information sur le site des aires marines protégées : external link:http://www.aires-marines.fr/Partager/Projets-europeens/LIFE-Peche-a-pied-de-loisir

Pavillon belge
Avant la promulgation de la loi n o 2016-816 du 20 juin 2016 pour l’économie bleue, l’immatriculation en Belgique – qui s’adresse à tous les ressortissants de l’Union européenne sans obligation de domicile en Belgique – présentait un certain nombre d’avantages pour les résidents français naviguant dans les eaux territoriales françaises. Ces derniers pouvaient notamment : – naviguer là où ils voulaient sans notion de catégorie quels que soient l’équipement et le type de bateau ; – choisir leur matériel de sécurité sans obligation ni contrainte ; – piloter un bateau à moteur sans permis. Or, ces avantages ne sont plus valables dans la mesure où la loi pour l’économie bleue dispose : Chapitre V : Favoriser l’essor du nautisme et des loisirs de plage Section 1 : Encourager le développement du secteur de la plaisance Article 52 La section 1 du chapitre Ier du titre IV du livre II de la cinquième partie du code des transports est complétée par un article L. 5241-1-1ainsi rédigé : « Art. L. 5241-1-1.-Quel que soit leur pavillon, les navires de plaisance et les véhicules nautiques à moteur appartenant à des personnes physiques ou morales ayant leur résidence principale ou leur siège social en France ainsi que les navires de plaisance et les véhicules nautiques à moteur dont ces personnes ont la jouissance sont soumis, dans les eaux territoriales françaises, à l’ensemble des règles relatives aux titres de conduite des navires et au matériel d’armement et de sécurité applicables à bord des navires de plaisance et des véhicules nautiques à moteur battant pavillon français. ».

Pêche à la balance
La balance est un arceau en métal muni d'un filet plombé dont la maille dépend de l'espèce ciblée (Photo 1). Le pêcheur met un appât au milieu de la balance (en général une tête de poisson la plus faisandée possible), la plonge dans l'eau (cette dernière se dépose bien à plat grâce au système de poids) et la ressort rapidement au bout de quelques minutes à l'aide d'une corde. Cette pêche permet d'avoir des crabes, araignées, étrilles, crevettes, voir des poissons;

Pêche à la cuillère
Seul outil autorisé pour la pêche aux moules sur la zone d'étude pour les pêcheurs de loisir, la cuillère permet au pêcheur une prise sélective des moules ayant atteint la taille réglementaire de pêche (4 cm)

Pêche à pied
La définition précise de l’activité varie selon les auteurs ou le point de vue (celui du législateur, du praticien ou de la personne qui étudie l’activité : ethnologue ou géographe), mais il est généralement admis que l’activité de pêche à pied recoupe « l’ensemble des techniques de pêche qui sont pratiquées sans l’emploi d’une embarcation sur le rivage et sur les rochers et îlots, par des pêcheurs se déplaçant essentiellement à pied » (Prigent, Guy. Pêche à pied et usages de l'estran. 1999). Actuellement, c'est principalement un loisir de masse (plus de 2 millions de pêcheurs) mais il y a aussi la pêche à pied professionnel (plusieurs milliers de pêcheurs). Les espèces pêchées sur l'estran sont les suivantes : espèces fouisseuses (palourdes, praires et couteaux), les appâts, espèces fixées (moules, huîtres, patelles) qui est une pêche de cueillette, espèces cachées (bigorneaux, oursins, pétoncles, ormeaux), les crabes sous des rocheux ou dans les grottes, les crevettes. D'autres espèces comme le pulpe, congre peuvent être pêchés avec cette pratique

Pêche au casier à crevettes
En mer, le pêcheur de loisir peut pêcher des crevettes à l'aide de casiers spécifiques. Il s'agit d'une armature tubulaire recouverte d'un grillage et disposant de deux entonnoirs d'entrée pour les crevettes. Ces dernières peuvent entrer dans le casier mais n'ont que très peu de chance d'en ressortir. Une trappe latérale permet au pêcheur de récupérer les crevettes prisonnières de son piège

Pêche au casier à crustacés
En mer, le pêcheur de loisir peut pêcher des crustacés (araignées, homards et tourteaux) à l'aide de casiers. Il s'agit d'une armature (plastique ou métallique) recouverte d'un filet et lestée (en général de béton). Le casier dispose d'une ouverture sur sa partie supérieure avec un col qui permet à l'espèce convoitée de rentrer mais pas de ressortir. Pour attirer les crustacés, le casier est en général appâté avec une tête de poisson la plus faisandée possible. Chaque casier doit être marqué afin d'identifier son propriétaire. Les lignes de casiers sont elles-mêmes signalées en surface. Chaque forme de casier porte un nom spécifique. Les casiers sont immergés en général pendant 24-48 h mais peuvent rester en mer plus longtemps parfois avant d'être visités (certains pêcheurs de loisir ne retournent sur leurs casiers qu'une fois par semaine, ce qui n'est faisable que dans les zones à faible densité de crustacés, sous peine que les crustacés s'entretuent). Les ruptures de lignes amènent ces casiers à devenir des engins piégeant permanents au fond de la mer jusqu'à ce qu'ils soient ramenés par les tempêtes sur les côtes.

Pêche au crochet
Egalement appelée pêche au croc, cette pêche consiste à explorer le dessous des roches à l'aide d'un crochet afin de détecter la présence de crustacés (étrille, tourteau, …). L'outil sert ensuite à déloger le crustacé de sa cachette. Mal utilisé, le crochet est assez destructeur

Pêche aux leurres au lancer-ramener
Le site le comptoir des pêcheurs définit cette technique comme "très active [et] consiste, comme son nom l’indique, à lancer et ramener des leurres sans arrêt pour tromper sa proie tout en explorant les différentes hauteurs de la colonne d’eau." (Hibon, Ludovic. Comptoir des Pêcheurs. Disponible sur : external link : http://comptoirdespecheurs.com/France/conseils-et-techniques/). Cette pratique de pêche peut se faire à partir de la plage, des récifs, d'une digue ou d'un bateau. Les postes pour traquer le bar au lancer-ramener ne manquent pas : parcs à moules et à coquillages, pointes exposées au vent, îlots découverts à marée basse, plateaux rocheux etc. Lorsque la pêche à lieu à partir de la plage, l'heure de marée à son importance (2h00 avant la marée basse)

Surf-casting
C’est, comme son nom l’indique, une technique de pêche à la ligne dans la vague. Elle se pratique depuis le bord de mer (plage, rocher, digue) et vise la capture des poissons présents dans la bande des 20 à 120 mètres. Plus on lance loin, plus on a de chances de ramener du poisson. Il existe des compétitions de surf-casting.