Pêche récréative sur la Côte d'Opale : quelles pratiques pour une meilleure gouvernance des littoraux ?

Projet

 

Carte de la zone d'études du projet PEROPALE

La plupart des activités côtières et marines sont à reconsidérer à travers le prisme :

  • du changement climatique,
  • de l’évolution des modes de vie et d’habitat du littoral
  • de la fragilisation des ressources halieutiques.

Des tensions peuvent naître autour de certaines de ces pratiques, entre acteurs possédant des valeurs et des intérêts différents.

C’est notamment le cas pour les pêches pratiquées sur l’estran (pêche à pied et à la canne) et dans la bande littorale des 2 milles (casiers, filet, ligne de fond, sous-marine et bateau), objet de cette recherche.   

Le terrain de l’enquête est défini à partir de critères morphologiques (littoral  essentiellement rocheux, propice à la pêche à pied) et sociaux  (pratiques anciennes constatées) : ce sera la portion de littoral allant du Cap Gris Nez au nord à Equihen-Plage au sud, englobant l’agglomération de Boulogne-sur-Mer. 

Un environnement protégé et en gestion. Ce secteur fait l’objet de différents niveaux de protection et de gestion :

  • les sites Natura 2000 des “Récifs Gris-Nez Blanc-Nez”,
  • le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale.

Ainsi, ces organes de gestion, pourront utiliser et mettre en œuvre les préconisations ou résultats obtenus.

Les pratiques étudiées sont :

  • la pêche de loisir en bateau dans la limite des deux milles  nautiques,
  • la pêche à pied sur l’estran,
  • la pêche avec une canne depuis le bord de mer. 

 

Nous nous limitons à ces pratiques, qui concernent des espaces terrestres et marins, pour des raisons de faisabilité et de cohérence : le parti-pris est de focaliser sur des objets d’étude problématiques d’un point de vue environnemental et fortement investis par des traditions locales. Par ailleurs, si nous nous intéressons à la pêche récréative, nous savons que la limite entre celle-ci et la pêche professionnelle est poreuse.  Nous essaierons de la mieux définir pour mieux la comprendre.

L’approche scientifique est quant à elle résolument interdisciplinaire, puisqu’elle croise sciences :

  • sociales,
  • économiques,
  • de l’ingénieur,
  • juridiques.

Croiser ces disciplines permettra de mieux comprendre la pression sur la ressource, la fréquentation, les revendications de ceux qui pratiquent ces activités de pêche, et donc les conflits d’usage et autre éventuels problèmes.  

Le questionnement, l’objectif: 

Du fait de la diminution du stock de certains poissons (bar…), due à l’importance des captures, la pêche récréative est de plus en plus réglementée. Une réglementation existe depuis plus longtemps sur la pêche à pied récréative et la pêche professionnelle. 

L’objectif  intermédiaire de cette recherche est de mieux comprendre les pratiques et aspirations des adeptes de la pêche récréative par :

  1. le recueil de leur parole (et de celle des autres parties prenantes),
  2. des mesures « objectives » de ces pratiques,
  3. l’évaluation des flux économiques marchands et non marchands qu’elles génèrent.

L’objectif  final est d’établir des scénarios pour l’avenir en :

  • prenant en compte le dispositif juridique encadrant les pratiques de pêche de loisir étudiées
  • utilisant un processus de dialogue encadré par les chercheurs.

Ces scénarios pourront aller du plus consensuel au plus générateur de conflits, du plus optimiste au plus pessimiste pour la préservation des espèces.